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Il valorise les éco-gestes dans son entreprise

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Pour Pascal Chavin, dirigeant de la société éponyme de peinture, gérer une entreprise de façon éco-responsable, c'est accomplir un geste citoyen. En avril 2010, ce dernier fait l'acquisition d'une machine de nettoyage d'outils de peinture afin de limiter l'évacuation d'eaux non traitées et l'infiltration directe de polluants dans le sol. Cette station écologique présente un double avantage : elle intègre une fonction de récupération des boues de peinture et permet de réduire la con sommation d'eau de plusieurs dizaines de litres par outil lavé. Désormais, Pascal Chavin n'utilise plus que 80 litres d'eau pour nettoyer environ sept rouleaux. «J'ai appris l'existence des machines Rotaclean lorsque j'ai demandé un bilan carbone auprès d'un prestataire habilité par l'Ademe, indique-t-il. Celui-ci m'a invité à me rapprocher de la Capeb qui apporte une aide financière pour l'achat de ce type d'équipement. » La prise en charge peut en effet atteindre 50 % du prix de la machine. Pour l'acquisition de sa station écologique, le dirigeant a donc déboursé 2 000 euros au final.

Pascal Chavin souhaite sensibiliser les acteurs du BTP au traitement des déchets dangereux.

Pascal Chavin souhaite sensibiliser les acteurs du BTP au traitement des déchets dangereux.

Repères

> Raison sociale
SARL Entreprise Chavin peinture
> Activité
Peinture, décoration
> Ville
Saint-Fargeau-Ponthierry (Seine-etMarne)
> Année de création
2000
> Dirigeant
Pascal Chavin, 45 ans
> Effectif
7 personnes
> CA 2009
500000 Euros

Une politique de tri efficace et globale

Pour que chacun adhère à la démarche, Pascal Chavin a organisé une réunion de sensibilisation de son personnel, animée par un expert de l'Ademe, l'Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie. «Il est primordial d'expliquer aux équipes les effets positifs d'une politique éco-responsable. Sans compter que l'image de l'entreprise s'en trouve valorisée et que mes clients apprécient. » La logique de gestion des déchets de l'entreprise va plus loin. Les cartouches d'imprimante et les toners sont récupérés et déposés dans un centre dédié, la consommation de papier est réduite au maximum. Le dirigeant recycle aussi ses cartons via le tri sélectif installe des minuteries pour maîtriser la con sommation d'électricité et privilégie l'achat de peintures acryliques, plus écologiques que les peintures à l'huile. «Je participe à des réunions organisées par la chambre des métiers et de l'artisanat et je m'aperçois que les petites entreprises ne sont pas assez sensibilisées à ce type de démarches », regrettet-il. Il reconnaît tout de même que cette politique «verte» a un coût pour l'entreprise : environ 0,81 Euros par kilo de déchets triés. « Une TPE de 1 à 5 salariés génère en moyenne 550 kg de déchets par an, souligne Pierre Guyard, chargé du développement économique de la Capeb Grande couronne. Mais elle peut être accompagnée et aidée financièrement par l'Agence de l'eau si elle fait appel à un opérateur conventionné.»

Mallory LALANE

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